Journal · 2 octobre 2026 · 4 min de lecture
Devenir enseignant LaHoChi : ce que demande la transmission
La formation inclut un manuel de l’enseignant et ouvre la voie à la transmission après une initiation à 30 €. Le droit d’enseigner s’obtient vite ; la capacité à le faire bien demande davantage.
Par Maëlle Joubert
C’est ce qui distingue cette formation de beaucoup d’autres : elle s’appelle « praticien et enseignant », et le module 7 est entièrement consacré à la transmission. Pour certains, c’est l’argument décisif. Pour moi, c’est aussi celui qui demande le plus de recul.
Que faut-il pour devenir enseignant LaHoChi ?
Dans le cadre de cette formation : avoir suivi le cursus, dont le manuel de l’enseignant, et avoir reçu l’initiation auprès de la formatrice, qui coûte 30 €. Aucun diplôme n’est exigé par la loi pour enseigner une pratique de bien-être.
Le manuel de l’enseignant couvre la préparation de celui qui initie, celle de l’initié, la prière d’initiation, les positions des mains et le déroulé complet d’une initiation, en présence comme à distance. Il vous donne de quoi transmettre la technique à votre tour.
Quand se sentir prêt à enseigner ?
Pas avant d’avoir donné de nombreuses séances et d’avoir rencontré les situations qui déroutent : la personne qui pleure, celle qui ne ressent rien, celle qui attend un miracle, celle qui ne s’arrête pas de parler. Un élève vous posera ces questions-là, pas celles du quiz.
Je n’ai pas de nombre magique à vous donner. Je constate seulement qu’il est facile de confondre deux choses : connaître le déroulé d’une initiation et savoir accompagner quelqu’un qui découvre la pratique. Le premier s’apprend en lisant le module 7. Le second vient de vos heures de pratique, de vos erreurs et de la façon dont vous les avez comprises.
Comment organiser ses premiers cours ?
En petit groupe ou en individuel, avec un programme écrit par vous, un prix affiché, et un temps de pratique encadrée plus long que le temps d’exposé. Commencez par des personnes de votre entourage élargi, avant de communiquer largement.
Le manuel vous apprend à initier. Il ne vous autorise pas à revendre les supports de la formation : ils appartiennent à l’organisme. Rédigez vos propres documents, avec vos mots et vos exemples. C’est un travail, et c’est aussi la meilleure façon de vérifier que vous avez compris ce que vous transmettez.
Quelques principes qui me semblent indispensables :
- Annoncez clairement ce que l’élève saura faire à la fin, et ce qu’il ne saura pas encore faire.
- Laissez du temps pour que chacun donne et reçoive une séance complète sous vos yeux.
- Transmettez les règles de prudence avec la même insistance que les positions : aucun diagnostic, aucune promesse de santé.
- Ne liez pas l’initiation à un engagement d’acheter d’autres niveaux ou un suivi payant.
Combien facturer un cours ou une initiation ?
Je ne vous donnerai pas de tarif : les prix des stages varient énormément, et aucune source fiable ne permet d’en tirer une moyenne. Calculez à partir du temps réel que vous y passez, préparation et suivi compris.
Une initiation en individuel, un atelier de groupe d’une journée et un cycle de plusieurs soirées n’ont ni le même coût pour vous ni la même valeur pour l’élève. Affichez ce que comprend chaque formule, et ce qu’elle ne comprend pas. Méfiez-vous d’une tentation fréquente : découper la transmission en niveaux successifs uniquement pour multiplier les ventes. Vos élèves finissent toujours par s’en apercevoir.
Initier à distance, est-ce raisonnable ?
Le manuel de l’enseignant le prévoit, et c’est une pratique courante dans les méthodes énergétiques. Je vous conseille de garder la distance pour les élèves que vous connaissez déjà, ou qui habitent réellement loin, et de privilégier la présence pour vos premières initiations : vous y apprendrez à observer, à rassurer, à ajuster le rythme. Ce sont des choses qu’un appel vidéo montre mal.
Que dit la loi sur l’enseignement d’une pratique de bien-être ?
Enseigner le LaHoChi à titre de loisir ou de développement personnel relève d’une activité de prestation classique. Vendre des cours « pour devenir praticien » peut en revanche vous faire entrer dans le champ de la formation professionnelle, qui impose une déclaration d’activité à la DREETS.
La frontière dépend de la façon dont vous présentez vos cours et de votre public. Si vous avez un doute, renseignez-vous auprès de la DREETS de votre région ou d’un conseiller en création d’entreprise avant de lancer une offre « pour devenir praticien ». Et gardez en tête que vos élèves pratiqueront à leur tour : les mots que vous emploierez deviendront les leurs. Les règles de communication que je détaille sur la page devenir praticien LaHoChi valent doublement pour un enseignant.
Enseigner, est-ce plus rentable que pratiquer ?
Par heure, souvent. Mais il faut des élèves, et ils viennent en général vers quelqu’un dont ils ont vu ou reçu la pratique. Pensez l’enseignement comme le prolongement d’une activité de praticien qui fonctionne, pas comme un raccourci. Le calcul côté séances est dans tarif d’une séance de LaHoChi.
Si la transmission est votre objectif, lisez d’abord l’article sur l’initiation LaHoChi, puis le détail du module 7 sur la page programme.