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Journal · 2 octobre 2026 · 4 min de lecture

LaHoChi et reiki : quelles différences pour un praticien ?

Vu de la table de massage, les deux méthodes se ressemblent beaucoup. Vu de l’intérieur, l’origine revendiquée, la structure de l’apprentissage et la place de la prière diffèrent nettement.

Par Maëlle Joubert

La question m’arrive le plus souvent de praticiens reiki : « Le LaHoChi, c’est un reiki de plus, avec un autre nom ? » Elle est légitime. Une personne qui a reçu les deux séances aura du mal à dire laquelle était laquelle, les yeux fermés. Et pourtant, ceux qui les enseignent tiennent à la distinction, pour des raisons qui méritent d’être exposées clairement.

Qu’est-ce qui rapproche le LaHoChi du reiki ?

Presque tout ce qui se voit : une personne allongée et habillée, des mains posées ou tenues au-dessus du corps, une succession de positions, une séance d’environ une heure, la possibilité de pratiquer à distance, une initiation pour transmettre. Le vocabulaire énergétique est largement commun.

C’est pour cette raison que certains considèrent le LaHoChi comme une forme de reiki. Si vous pratiquez déjà le reiki, vous ne serez pas dépaysé : la préparation, l’ancrage, la posture du praticien pendant une heure, tout cela vous sera familier.

Qu’est-ce qui les distingue vraiment ?

Selon les praticiens du LaHoChi, la façon de canaliser l’énergie et de l’imposer est fondamentalement différente de celle du reiki Usui. La prière occupe aussi une place centrale dans le LaHoChi, et l’apprentissage n’y est pas découpé en degrés de la même manière.

Je ne vais pas trancher pour vous la question de la nature de l’énergie : personne n’a les moyens de le faire. Je peux en revanche comparer ce qui est observable, c’est-à-dire la manière dont chaque méthode s’enseigne et se présente.

Comparaison des deux méthodes sur ce qui est observable.
PointReiki UsuiLaHoChi (tel qu’enseigné dans cette formation)
Origine revendiquéeMikao Usui, au Japon, dans les années 1920Pratique récente, présentée comme reçue par canalisation
Structure de l’apprentissagePlusieurs degrés successifs, souvent payés séparémentUn cursus qui mène du praticien à l’enseignant
Cadre spirituelLes cinq principes du reikiUne prière au « Maître LaHoChi », pour la séance et pour l’initiation
SymbolesTransmis à partir du deuxième degréNon mentionnés dans le programme
InitiationÀ chaque degréFacultative pour pratiquer, demandée pour enseigner (30 €)
À distanceEnseigné, en général au deuxième degréEnseigné dans le manuel du praticien et celui de l’enseignant

La différence la plus concrète, pour vous, tient à la structure. En reiki, vous progressez par degrés, chacun avec son initiation, et l’accès à l’enseignement arrive au bout d’un chemin assez long. La formation LaHoChi que je présente rassemble le praticien et l’enseignant dans un même cursus, la transmission occupant le module 7. C’est plus rapide. C’est aussi plus exigeant pour vous, car c’est à vous de décider quand vous êtes prêt à enseigner. Personne ne vous retiendra.

Faut-il être praticien reiki pour apprendre le LaHoChi ?

Non. La formation ne demande aucun prérequis et commence par les bases : ressentir l’énergie, s’ancrer, se centrer. Une pratique antérieure du reiki aide à se repérer, sans être nécessaire.

J’irais même plus loin : un débutant complet a parfois un avantage, celui de ne pas plaquer les réflexes d’une autre méthode. Un praticien reiki qui aborde le LaHoChi a tendance à reproduire ses positions habituelles sans lire attentivement celles du module 6. Prenez le temps de les apprendre comme si c’était la première fois.

Peut-on combiner LaHoChi et reiki dans une même séance ?

Rien ne l’interdit, et beaucoup de praticiens le font. Je vous conseille pourtant de pratiquer une seule méthode par séance pendant vos premiers mois, et de toujours dire à la personne ce que vous faites.

La tentation du débutant est d’empiler : un peu de reiki, un peu de LaHoChi, une pierre posée sur le ventre, un nettoyage de l’aura pour finir. Le résultat ressemble davantage à une démonstration qu’à une séance. La personne reçue n’a besoin ni de quatre techniques ni d’une heure de commentaires. Elle a besoin que vous soyez calme et présent, et qu’elle sache à quoi s’attendre.

La présentation de la formation souligne d’ailleurs que le LaHoChi peut s’utiliser seul ou combiné à d’autres approches. Combiner, oui. Mélanger sans le dire, non.

LaHoChi ou reiki : lequel choisir si vous débutez ?

Si vous voulez une méthode largement connue du public, le reiki sera plus simple à expliquer à vos clients. Si vous voulez un cursus unique qui va jusqu’à la transmission, à un coût modeste, la formation LaHoChi en ligne est une entrée très raisonnable.

Il y a un argument qu’on oublie. Le reiki est connu, ce qui veut dire que vos futurs clients en ont une idée, parfois fausse, et qu’ils vous compareront à d’autres praticiens. Le LaHoChi est beaucoup moins connu : vous aurez davantage à expliquer, mais vous serez aussi moins comparé. Cela vous demande de savoir présenter la méthode simplement et honnêtement, ce que j’ai essayé de faire sur la page le LaHoChi, c’est quoi.

Et si vous hésitez encore, n’oubliez pas que rien ne vous empêche d’apprendre les deux, l’une après l’autre. Commencez par celle que vous pratiquerez réellement chaque semaine.

Le contenu exact de la formation, module par module, est sur la page programme de la formation LaHoChi.