Comprendre la méthode
Le LaHoChi, c’est quoi ? Signification, séance et limites
Le LaHoChi est une méthode d’imposition des mains : une personne s’allonge, habillée, et le praticien pose ou tient ses mains au-dessus de plusieurs zones de son corps pendant environ une heure. Voici ce que recouvre le mot, comment se passe une séance, et ce que vous pouvez en attendre sans vous raconter d’histoires.
Quelqu’un m’a demandé un jour, très sérieusement, si le LaHoChi était « une sorte de massage chinois ». Le nom y est pour beaucoup. Ce n’est ni un massage ni une pratique chinoise, et la confusion mérite qu’on reprenne depuis le début.
Que désigne le mot LaHoChi ?
LaHoChi est le nom d’une technique énergétique d’imposition des mains, que ses praticiens décrivent comme la transmission d’une énergie de lumière de très haute fréquence. On le trouve aussi écrit Lahochi, La Ho Chi ou LaHo-Chi : il s’agit de la même méthode.
Sur la signification exacte du mot, je vous dois une franchise : je n’ai trouvé aucune étymologie vérifiable. Le terme ne se rattache avec certitude à aucune langue connue, et les écoles en proposent des lectures symboliques qui varient de l’une à l’autre. Le premier module de la formation présente celle de sa formatrice. Prenez-la comme une clé de lecture de la méthode, pas comme une traduction.
Ce qui est sûr, c’est la place que le LaHoChi occupe aujourd’hui : une pratique de bien-être, proposée en cabinet ou à distance, souvent par des praticiens qui exercent aussi le reiki ou d’autres approches énergétiques.

D’où vient le LaHoChi ?
C’est une pratique contemporaine, diffusée en Occident à partir de la fin du XXe siècle dans les milieux de la spiritualité alternative. Ses praticiens la présentent comme une technique reçue par canalisation et rattachée à un « Maître LaHoChi » invoqué dans la prière.
Vous croiserez des textes qui lui prêtent une origine immémoriale, tibétaine ou atlante. Aucun document historique ne vient les appuyer. Je n’en fais pas un reproche à la méthode : beaucoup de pratiques récentes se dotent d’un récit des origines. J’en fais en revanche une règle pour vous, si vous la pratiquez un jour. Présentez l’histoire du LaHoChi comme un récit transmis, et jamais comme un fait établi. Un client qui découvre seul la différence ne vous fera plus confiance sur le reste.
Quelle différence avec le reiki ?
La forme est proche : imposition des mains, positions successives, séance d’environ une heure, initiation pour transmettre. La différence tient à la façon de canaliser l’énergie et à la place de la prière, que les praticiens du LaHoChi jugent fondamentalement distinctes du reiki Usui.
Certains considèrent d’ailleurs le LaHoChi comme une forme de reiki, ce que ses enseignants contestent. Pour un praticien qui hésite entre les deux, ou qui veut ajouter l’un à l’autre, j’ai détaillé les différences concrètes dans LaHoChi et reiki : ce qui change pour un praticien.
En séance
Comment se passe une séance de LaHoChi ?
La personne reste habillée, allongée sur une table de massage. Le praticien commence par un échange, se prépare, puis place ses mains successivement sur ou au-dessus de la tête, du torse, des bras, du cœur, des hanches et des jambes. Le rendez-vous dure environ une heure, temps d’échange compris.
L’échange du début sert à comprendre pourquoi la personne vient et à poser le cadre : une séance de bien-être, sans diagnostic. Viennent ensuite la préparation du praticien, l’ancrage, puis la pose des mains, souvent en silence. La fin de séance compte autant que le reste : on laisse la personne revenir à son rythme, on lui propose de l’eau, on reparle de ce qu’elle a vécu sans l’interpréter à sa place.
La séance peut aussi se faire à distance, sans contact. La formation l’enseigne au module 6. Le déroulé pas à pas est décrit dans comment se déroule une séance de LaHoChi.

Zones de pose
- La tête
- Le torse
- Les bras
- Le cœur
- Les hanches
- Les jambes
Les bienfaits du soin LaHoChi : ce qu’on peut en dire honnêtement
Les personnes qui reçoivent une séance parlent surtout de détente, de calme et du plaisir d’une heure d’attention sans écran ni bruit. Aucun effet sur une maladie n’est démontré, et un praticien sérieux n’en promet aucun.
On parle couramment de « soin LaHoChi » dans le milieu. J’emploie plus volontiers le mot séance, parce que « soin » laisse entendre un traitement à des personnes qui ne connaissent pas les codes de ces pratiques.
À ma connaissance, aucune étude publiée ne porte sur le LaHoChi lui-même. La méthode la plus proche, le reiki, a fait l’objet d’une revue Cochrane en 2015 sur l’anxiété et la dépression : les auteurs n’ont pas trouvé assez de preuves pour se prononcer. Ce que vivent les gens pendant une séance n’en est pas moins réel. Une heure allongé dans une pièce calme, avec quelqu’un dont toute l’attention est tournée vers vous, détend beaucoup de monde. C’est une raison suffisante pour proposer des séances, et une raison insuffisante pour promettre quoi que ce soit d’autre.
Vous trouverez en ligne des avis très enthousiastes sur le soin LaHoChi. Lisez-les comme des récits d’expérience, sincères pour la plupart, pas comme des preuves. Et si un praticien vous explique qu’une séance va régler un problème de santé, changez de praticien.
Le LaHoChi a-t-il des effets secondaires ?
Une imposition des mains sur une personne habillée ne présente pas de risque physique connu. Le vrai danger est ailleurs : qu’une personne retarde ou abandonne une consultation médicale parce qu’on lui a laissé croire que la séance suffisait.
Certains praticiens annoncent des « réactions » après une séance : fatigue, émotions, sensation de chaleur. Il arrive qu’on se sente fatigué après une heure de relâchement, rien d’étonnant à cela. Méfiez-vous en revanche d’une idée qui circule dans ce milieu, la « crise de guérison », selon laquelle un symptôme qui s’aggrave serait bon signe. C’est faux, et c’est dangereux. Un symptôme qui s’aggrave se montre à un médecin, point.
Ce sujet est pris au sérieux par les pouvoirs publics. Les pratiques de soins non conventionnelles sont d’ailleurs un sujet de vigilance constant pour la Miviludes, l’instance publique qui traque les dérives sectaires. J’ai consacré un article entier aux dérives à éviter et à ce que dit la Miviludes.
Combien coûte une séance de LaHoChi ?
La présentation de la formation indique un tarif généralement compris entre 50 € et 70 € pour une séance d’environ une heure, temps d’échange compris. Chaque praticien fixe librement son prix selon ses charges et sa ville.
Cette fourchette est celle qu’annonce l’organisme de formation ; je la reprends comme telle, sans étude de marché derrière. Ce qu’elle laisse dans l’ombre, ce sont les cotisations, le loyer d’un cabinet et le temps passé entre les rendez-vous. Le calcul complet est dans tarif d’une séance et revenu d’un praticien.
Et la musique pendant la séance ?
Elle ne fait pas partie de la méthode, et rien ne l’impose. Beaucoup de praticiens en mettent une, instrumentale et à faible volume, pour couvrir les bruits de la rue. Mon conseil : demandez à la personne ce qu’elle préfère, et ayez toujours la possibilité du silence. Certaines personnes ne se détendent vraiment que sans rien dans les oreilles.
Qui peut recevoir une séance ?
Tout adulte qui le souhaite, en sachant ce qu’il vient chercher. Pour une personne malade, la séance peut accompagner un suivi médical, jamais le remplacer, et le praticien n’a pas à donner son avis sur un traitement. Pour un mineur, je ne recevrais personne sans l’accord et, idéalement, la présence d’un parent. Une personne fragile psychologiquement relève d’abord d’un professionnel de santé.
Ces règles ne figurent pas toutes dans la formation. Elles relèvent du bon sens professionnel, et de la loi dès qu’il s’agit de santé : le détail est sur la page devenir praticien LaHoChi.
Apprendre
Apprendre le LaHoChi en ligne
La formation que je vous propose couvre la pratique sur vous-même, la séance sur les autres et la transmission, en neuf modules avec six vidéos, des audios et un examen final. Elle s’adresse aux débutants comme aux praticiens d’autres méthodes.
Avant d’acheter, lisez le programme détaillé : vous y verrez aussi les modules que je trouve plus faibles.
En bref
Les questions courtes sur le LaHoChi
Faut-il croire à l’énergie pour recevoir une séance ?
Non. On peut recevoir une séance en la vivant simplement comme un moment de détente et d’attention.
Un bon praticien ne vous demande pas d’adhérer à son cadre, il vous explique ce qu’il fait et vous laisse en penser ce que vous voulez.
Le LaHoChi est-il une religion ?
Non. Il comporte une prière et s’inscrit dans un univers spirituel, mais il ne demande aucune appartenance. Une personne qui ne partage pas ce cadre peut le dire et recevoir une séance en silence.
Peut-on pratiquer le LaHoChi sur soi-même ?
Oui, l’auto-traitement fait partie de la méthode. La formation lui consacre une vidéo et des fiches dans le module 6.
J’en parle en détail dans l’article sur l’auto-traitement LaHoChi.
Le LaHoChi remplace-t-il un traitement ?
Non, jamais. Une séance peut se glisser à côté d’un suivi médical ; elle ne prend jamais sa place.