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Journal · 2 octobre 2026 · 4 min de lecture

Diplôme LaHoChi, certificat, CPF : ce que vaut vraiment la certification

Il n’existe pas de diplôme d’État de LaHoChi. Il existe des certificats privés, dont celui de la formation que je présente. Voici ce qu’il atteste, et ce qu’il ne faut pas lui faire dire.

Par Maëlle Joubert

« Est-ce que c’est reconnu ? » Dans l’ordre des inquiétudes, elle talonne celle du prix, quand elle ne la précède pas. Elle cache souvent deux inquiétudes différentes : ai-je le droit d’exercer avec ce papier, et ce papier vaut-il quelque chose aux yeux de mes futurs clients ? Les réponses ne sont pas les mêmes.

Existe-t-il un diplôme LaHoChi reconnu par l’État ?

Non. Aucun diplôme d’État ni aucune certification professionnelle enregistrée ne porte sur le LaHoChi. Tous les documents délivrés à l’issue d’une formation LaHoChi, en ligne ou en présentiel, sont des certificats privés.

Ce n’est pas une faiblesse propre à cette formation : c’est la situation de presque toutes les pratiques énergétiques en France. Et ce n’est pas un obstacle pour exercer, puisque le LaHoChi n’est pas une profession réglementée. Pour recevoir des personnes en séance de bien-être, aucun papier n’est exigé. On vous demandera, en revanche, de ne rien promettre en matière de santé.

Que vaut le certificat de la formation ?

Il prouve deux choses : vous avez parcouru les neuf modules, et vous avez obtenu au moins 80 % au QCM final. Vos clients y trouvent un repère, votre parcours une trace ; aucun droit nouveau n’en découle.

Concrètement, il se génère et s’imprime dès l’examen réussi. Il n’est pas daté : la présentation de l’organisme suggère d’ajouter la date vous-même. Envie d’un document plus présentable ? Contre 33 €, port inclus, et une preuve de réussite, l’organisme poste un original daté, signé et tamponné, qui arrive en une quinzaine.

À quoi sert-il vraiment ? D’abord à vos clients, qui aiment savoir que vous avez suivi un parcours complet. Ensuite, parfois, à votre assureur : un contrat de responsabilité civile professionnelle peut demander un justificatif de formation. Enfin à vous-même, pour marquer la fin d’une étape. Ce n’est pas rien, à condition de ne pas lui faire dire davantage.

Pourquoi le CPF ne finance-t-il pas cette formation ?

Le compte personnel de formation paie, pour l’essentiel, des parcours qui débouchent sur une certification enregistrée par France compétences, au RNCP ou au répertoire spécifique. Le LaHoChi n’apparaît dans aucun des deux.

Le RNCP (répertoire national des certifications professionnelles) liste les diplômes et titres reconnus pour exercer un métier. Le répertoire spécifique recense des certifications complémentaires, souvent des compétences transversales. Une pratique énergétique sans cadre réglementaire n’entre dans aucune de ces cases, et ce n’est pas près de changer.

À 87,60 €, le sujet pèse moins lourd que pour une formation facturée plusieurs milliers d’euros. Mais elle mérite une mise en garde.

Une formation LaHoChi « prise en charge par votre CPF » ?

Si quelqu’un vous contacte par téléphone, SMS ou message pour vous proposer une formation énergétique financée par votre CPF, méfiez-vous. Le démarchage pour le CPF a été l’un des terrains d’arnaque les plus fréquents de ces dernières années, et il est désormais encadré par la loi. Ne communiquez jamais vos identifiants de connexion à Mon Compte Formation.

Que valent les accréditations IPHM, CMA et CPD ?

Trois organismes privés du Royaume-Uni, qui examinent et labellisent des cursus, en particulier dans les approches complémentaires. Leur accréditation indique qu’un contenu a été examiné par eux ; elle n’a aucune valeur de reconnaissance par l’État français.

La présentation de l’organisme les met en avant sous le titre « reconnues internationalement ». Je préfère être précise : IPHM (International Practitioners of Holistic Medicine) et CMA (Complementary Medical Association) sont des associations du Royaume-Uni, et la mention CPD renvoie à un système britannique de développement professionnel continu. Ce sont des repères pour les praticiens qui exercent dans ce cadre, pas des équivalents d’un diplôme français.

Je ne vous déconseille pas de les mentionner si on vous pose la question. Je vous déconseille de les afficher comme une garantie : un client qui se renseigne découvrira vite qu’il s’agit d’accréditations privées étrangères, et vous aurez perdu un peu de crédit pour rien.

Comment présenter votre parcours à un client ?

Simplement, et avec les bons mots : « J’ai suivi une formation de praticien et enseignant LaHoChi, avec un examen final ». Si l’on vous demande si c’est un diplôme, répondez que non, qu’il s’agit d’un certificat privé, et qu’aucun diplôme d’État n’existe pour cette pratique. Cette franchise rassure bien davantage qu’une liste de sigles. Même règle sur votre site : racontez ce que vous savez faire et ce que vous proposez, laissez les titres de côté.

Alors, est-ce reconnu ?

Juridiquement, non, et ce n’est pas nécessaire pour exercer. Professionnellement, le certificat compte surtout par ce qu’il y a derrière : avez-vous réellement pratiqué, savez-vous expliquer ce que vous faites, savez-vous dire ce que vous ne faites pas ? C’est là-dessus que vos clients vous jugeront, bien plus que sur un document encadré au mur.

Le cadre légal complet de l’exercice est sur la page devenir praticien LaHoChi, et le contenu de la formation qui mène au certificat sur la page programme.