Journal · 2 octobre 2026 · 4 min de lecture
Formation LaHoChi en ligne ou à distance : ce que le format change vraiment
Une imposition des mains apprise sur écran, cela fait sourire certains enseignants. Le format a de vraies limites, et des avantages qu’on oublie de compter.
Par Maëlle Joubert
Une formation LaHoChi en ligne pose une question simple : peut-on apprendre seul, chez soi, une pratique qui se transmet de mains à mains ? Ma réponse est oui, à une condition que les vendeurs de cursus disent rarement. Il faudra organiser vous-même la partie que l’écran ne fait pas.
Que peut-on apprendre seul, avec des PDF, des audios et des vidéos ?
La théorie de la méthode, son vocabulaire, la préparation d’une séance, l’ordre et la forme des positions, la fin de séance, l’installation. Les exercices d’ancrage et les méditations guidées se pratiquent aussi très bien seul, avec l’audio.
C’est d’ailleurs une part plus importante qu’on ne le croit. Dans une journée de stage, une bonne moitié du temps passe en explications que vous pourriez lire. La formation en ligne vous les donne par écrit, avec la possibilité de relire, et les vidéos vous montrent le rythme d’une séance complète. Pour quelqu’un qui travaille, qui a des enfants ou qui habite loin de tout enseignant, c’est souvent la seule façon réaliste de se former.
Qu’est-ce que le format ne remplace pas ?
La correction de votre geste par quelqu’un d’expérimenté, et l’entraînement sur des personnes réelles. Une vidéo ne vous dira jamais que vos épaules montent au bout de dix minutes ou que vous retirez vos mains trop vite.
Il y a aussi la question des retours. Dans cette formation, l’échange collectif passe par un groupe Facebook privé réservé aux inscrits ; un suivi individuel par un formateur n’est pas annoncé. Si vous êtes de ceux qui ont besoin de poser des questions à quelqu’un chaque semaine, sachez-le avant d’acheter.
Comment compenser l’absence d’enseignant ?
En vous constituant un petit cercle de personnes volontaires pour recevoir des séances, en tenant un carnet de pratique, et en complétant éventuellement par un stage ponctuel une fois les bases acquises.
Un cercle de volontaires
Trois ou quatre proches qui acceptent de recevoir une séance toutes les deux semaines pendant deux mois. Variez les morphologies et les tempéraments : on n’apprend pas grand-chose en pratiquant toujours sur la même personne.
Un carnet de pratique
Après chaque séance, cinq lignes : ce que vous avez fait, ce qui a été difficile, ce que la personne a dit. Relu au bout d’un mois, ce carnet vous montre vos progrès mieux que n’importe quel quiz.
Un retour extérieur
Une séance filmée, un échange dans le groupe des inscrits, ou une séance donnée à un praticien expérimenté qui accepte de vous dire franchement ce qu’il a ressenti.
Un stage plus tard, si besoin
Une fois la méthode connue, une journée avec un enseignant devient beaucoup plus profitable : vous venez avec des questions précises, pas pour découvrir.
Combien de temps par semaine faut-il prévoir ?
Deux soirées d’une heure et demie par semaine permettent de suivre les neuf modules en deux mois environ, pratique comprise. Chaque module demande de 30 minutes à 2 heures de lecture.
Ce qui compte n’est pas le volume, c’est la régularité. Un apprentissage en ligne s’arrête rarement sur une difficulté : il s’arrête sur une semaine chargée, puis une autre. Fixez vos deux créneaux dès l’inscription, comme un rendez-vous, et gardez dix minutes d’exercices d’ancrage les autres soirs. Le plan détaillé est sur la page programme.
Comment tirer parti du groupe des inscrits ?
Le groupe Facebook privé est le seul espace collectif du cursus. Servez-vous-en pour des questions précises plutôt que pour des impressions générales : « dans la position du cœur, gardez-vous les mains au contact ou au-dessus ? » obtiendra des réponses utiles. Gardez un esprit critique sur les conseils qui y circulent, comme dans tout groupe ouvert, et ne prenez jamais pour argent comptant un conseil touchant à la santé.
Et l’initiation à distance, est-ce sérieux ?
Le programme enseigne l’initiation à distance dans le manuel de l’enseignant, comme le font la plupart des méthodes énergétiques. Pour celui qui la reçoit, l’expérience compte plus que la distance ; pour celui qui la donne, la préparation est la même.
Je n’ai pas d’argument pour vous convaincre ou vous dissuader : c’est une question de cadre personnel. Si l’idée d’une initiation sans présence physique vous gêne, vous pouvez la recevoir auprès d’un enseignant près de chez vous. J’en parle dans l’article sur l’initiation LaHoChi.
En ligne ou en présentiel : comment trancher ?
Choisissez l’en ligne si votre emploi du temps est contraint, si votre budget est serré, ou si aucun enseignant sérieux n’exerce près de chez vous. Préférez le présentiel si vous avez besoin d’un cadre extérieur pour avancer, ou si le contact direct avec un enseignant fait partie pour vous de la transmission elle-même.
Et souvenez-vous que l’écart de prix est important : la formation en ligne coûte 87,60 €, quand un parcours en présentiel s’accompagne de frais de stage, de déplacement, parfois d’hébergement. Le comparatif est sur la page prix de la formation LaHoChi. Le contenu des neuf modules, lui, est détaillé sur la page programme.