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Journal · 2 octobre 2026 · 4 min de lecture

L’auto-traitement LaHoChi : pratiquer sur soi, au quotidien

Avant de poser les mains sur quelqu’un d’autre, on les pose sur soi. L’auto-traitement est la partie la moins spectaculaire de la méthode, et celle qui fait le plus progresser.

Par Maëlle Joubert

Beaucoup de personnes s’inscrivent à une formation LaHoChi sans aucun projet professionnel. Elles veulent pratiquer pour elles, le soir, à leur rythme. C’est une excellente raison, et la méthode s’y prête bien : l’auto-traitement fait partie du manuel du praticien, avec sa propre vidéo et ses fiches.

Mains posées à plat sur le ventre, par-dessus un pull en laine ivoire, sous un plaid lilas
Les mains posées sur soi, par-dessus les vêtements : la pratique la plus simple pour commencer.

Qu’est-ce que l’auto-traitement LaHoChi ?

C’est une séance que vous vous donnez à vous-même, en plaçant vos mains successivement sur différentes zones de votre corps, allongé ou assis. La formation l’enseigne au module 6, avec une vidéo et des fiches descriptives.

La présentation de la formation souligne d’ailleurs un intérêt souvent oublié : un praticien peut apprendre à ses clients à pratiquer sur eux-mêmes. C’est une façon de les rendre autonomes plutôt que dépendants de vos rendez-vous, et je trouve cette idée saine.

Quand et combien de temps pratiquer ?

Le moment qui vous convient le mieux, à condition qu’il soit régulier : le soir au coucher ou le matin avant de vous lever sont les plus faciles à tenir. Quinze à trente minutes suffisent pour commencer.

Je préfère dix minutes chaque soir à une heure le dimanche. La régularité vous apprend à reconnaître vos propres sensations, à repérer les jours où vous êtes tendu, à trouver vos positions confortables. Ce sont exactement les compétences dont vous aurez besoin le jour où vous recevrez quelqu’un.

Comment s’y prendre, concrètement ?

  1. Un lieu calme

    Votre lit convient très bien. Téléphone en mode avion, lumière douce, une couverture si vous avez tendance à avoir froid en restant immobile.

  2. L’ancrage d’abord

    Les exercices d’ancrage et de centrage du module 2, quelques minutes, avant de poser les mains. Ils marquent le passage entre la journée et la pratique.

  3. Les positions, sans forcer

    Celles de la vidéo du module 6, en adaptant à votre souplesse : un coussin sous un coude vaut mieux qu’un bras crispé.

  4. Un temps pour revenir

    Restez allongé une minute ou deux avant de vous lever ou de vous endormir. Notez une ligne dans un carnet si vous le souhaitez.

Faut-il être initié pour pratiquer sur soi ?

Non. Dans cette formation, l’initiation auprès de la formatrice est facultative pour pratiquer, sur soi comme sur les autres. Elle n’est demandée que pour enseigner.

Certaines écoles d’imposition des mains font de l’initiation la condition de toute pratique. Ce n’est pas le choix de ce cursus, et je trouve ce choix raisonnable pour l’auto-traitement : vous apprenez les positions, vous pratiquez, et vous déciderez plus tard si l’initiation a du sens pour vous. L’article sur l’initiation LaHoChi vous aidera à trancher.

Assis ou allongé ?

Les deux fonctionnent. Allongé, vous vous détendez davantage, mais vous risquez de vous endormir avant la fin, ce qui n’a rien de grave le soir. Assis dans un fauteuil, le dos soutenu, vous restez plus attentif à vos sensations : c’est la position que je conseille pour les premières semaines, quand l’objectif est d’apprendre. Évitez seulement de pratiquer bras tendus dans le vide : posez les coudes sur des coussins ou sur les accoudoirs.

Et si l’on ne ressent rien ?

C’est fréquent au début, et ce n’est pas un échec. Le ressenti se construit avec la régularité, et certaines personnes pratiquent longtemps en percevant très peu de chose.

Le piège est de transformer chaque séance en examen : « est-ce que ça chauffe, est-ce que ça picote ? ». Plus vous guettez, plus vous vous crispez. Le module 5, consacré au lâcher-prise, traite précisément de cette tension. Mon conseil est de noter simplement, après la pratique, comment vous vous sentez, sans chercher de signe particulier. Au bout de quelques semaines, le carnet en dira plus long que vos impressions du moment.

Que peut-on en attendre ?

Un moment de calme, une meilleure connaissance de vos sensations, et un entraînement régulier à la méthode. L’auto-traitement ne remplace aucun suivi médical et ne traite rien : c’est une pratique de bien-être.

Je préfère le dire nettement parce que certaines présentations du LaHoChi laissent entendre le contraire. Si vous avez un problème de santé, votre médecin reste votre interlocuteur. L’auto-traitement peut accompagner ce suivi, comme un temps de détente que vous vous offrez, et c’est déjà beaucoup.

Les méditations guidées du cursus, notamment dans les modules 4 et 5, se combinent bien avec l’auto-traitement. Le module 5 sur le lâcher-prise mérite une mention particulière : il aide à ne pas transformer la pratique en examen permanent de ce que l’on ressent.

Et ensuite ?

Quand l’auto-traitement est devenu une habitude, la séance donnée à quelqu’un d’autre vous paraîtra beaucoup plus naturelle. Lisez le déroulé d’une séance pour la suite. Le module 6 et ses vidéos sont présentés en détail sur la page programme de la formation.